7° COLLOQUE INTERNATIONAL

TOXICOMANIES, HEPATITES, SIDA

 

THS7 ARLES

 

Palais des Congrès

 

11-15 octobre 2005

 

PREMIER APPEL à COMMUNICATION

 

La quadrithérapie de l’usage de drogues et des hépatites virales associées :

Le dépistage et la prise en charge

Le médicament

Le médecin généraliste, le psychiatre, l’hépatologue

La politique sociale, les associations

 

 

Si de nombreuses personnes, y compris celles qui peuplent le monde politique et le monde médical, ont le sentiment que la victoire contre l’héroïnomanie est définitivement acquise, il convient cependant de rester vigilant, de poursuivre les traitements et la prise en charge médico-sociale des héroïnomanes car l’épidémie pourrait renaître de ses cendres, surtout quand on sait que, chez les lycéens, entre 2001 et 2002, la consommation d’héroïne a doublé, passant de 0,8% à 1,6% !

La mode de la cocaïne et la pratique du speed ball (cocaïne-héroïne) sont également des éléments à prendre en compte, d’autant que la cocaïne reste un usage courant dans la jet set mais se banalise dans toutes les couches de la société.

 

Ce sentiments de victoire contre l’héroïnomanie a deux conséquences :

Et de remettre en avant le mésusage des médicaments de substitution, la stigmatisation du nomadisme médical, la punition du mauvais prescripteur… Si toutes ces dérives sont réelles et posent problème, il faut les analyser posément et proposer des solutions adéquates.

 

Ce n’est manifestement pas ce que l’on va trouver dans le plan gouvernemental 2004-2008 et pas plus dans le projet d’arrêté qui va sérieusement compliquer la vie du toxicomane et de son médecin dans son projet ou dans son suivi thérapeutique ; voici ce qu’en pense l’Association Française pour la Réduction des risques : « Le projet d’arrêté fixant la liste des soins ou des traitements susceptibles de faire l’objet d’un usage détourné paraît inacceptable. Il nous faudra réagir pour s’opposer à l’adoption de ce texte qui viendrait gravement handicaper l’accès aux traitements de substitution et réfléchir sur notre position  relayée par G&T, l’ANIT, la FFA, Médecins du Monde, ASUD : « Mésusage et substitution : Non au nouveau protocole ! ».

Le projet d’arrêté concernant la signature d’un protocole pour tous les patients en traitement de substitution rendant obligatoire l’intervention des médecins conseil n’est pas acceptable.

Cette mesure freinera l’accès aux soins des usagers de drogues qui en ont besoin. C’est une large mise à disposition des traitements qui a permis une réelle amélioration de la situation et de la santé des personnes concernées.

Or, outre l’intolérable soupçon originel que sous entend un tel arrêté, cette mesure fragilisera encore plus les réseaux de médecins prescripteurs et de pharmaciens. Déjà si peu nombreux, ils vont à nouveau devoir se plier à des lourdeurs protocolaires.

La question du « mésusage » qui ne concerne qu’une minorité de patients et de professionnels doit pouvoir faire l’objet d’une analyse et d’une réponse adéquate, en direction de chacune des parties, sans pour autant mettre en péril l’accès aux soins pour la grande majorité des personnes en traitement ».

 

Une société de nouveau et de plus en plus répressive ne peut qu’amener aux excès que l’on trouve dans ce projet d’arrêté, au mépris de l’usager de drogues, à la réduction des budgets qui leur sont chichement octroyés et, enfin, à la multiplication des contrôles abusifs et des documents administratifs que le médecin remplira avec enthousiasme, j’en suis sûr !!!

Pourtant on ne peut que donner son accord à une politique qui voudrait favoriser le bon usage des médicaments de substitution, le contrôle des rares médecins prescrivant à tort et à travers, le contrôle des patients abusifs ou revendeurs. Mais, est-il vraiment nécessaire de punir avant d’informer au lieu d’imposer, comme pour toutes les autres disciplines médicales, une formation valable dans le domaine des addictions. Il faut clôturer, avec ceux qui ont l’expérience quotidienne des usagers de drogues, un débat de plus en plus lassant entre, pour simplifier, les « anti-substitution » et les « pro-substitution » !!!

 

THS7 ARLES 2005 peut être un des rouages de cette réflexion en entrant de plain pied dans la vie quotidienne du toxicomane et dans sa situation sociale et en écoutant l’expérience et les avis des praticiens médico-sociaux qui s’en occupent.

Ce sera l’objectif de THS7 : donner la parole aux médecins, aux psychiatres, au partenaires sociaux, aux associations pour qu’ils répondent point par point aux attaques fondamentales et pratiques portées contre le traitement et la prise en charge des usagers de drogues ou des personnes souffrant de diverses addictions ; THS7 n’exclura évidemment pas de sa réflexion les problèmes majeurs de l’alcoolisme, du tabagisme, de la consommation de cannabis, des médicaments psychotropes ou d’autres produits ou habitudes induisant une addiction, facteur de souffrance pour l’homme et pour la société.

 

THS7 ARLES 2005 devra tenter de régler enfin la sorte de conflit latent, entretenu par certains pouvoirs publics, entre la méthadone et la BHD ; une analyse simple fait sauter aux yeux la complémentarité des deux médicaments, chacun ayant ses nuances d’indications mais, malheureusement pour la méthadone, des effets secondaires et des risques différents.

 

 

THS7 ARLES 2005, ses médecins généralistes, ses hépatologues, ses psychiatres, ses associations verra les causes et les solutions liées au dépistage et au traitement des hépatites virales C, en particulier chez les usagers de drogues. Même si le nombre de ces traitements chez les U.D. est passé de 4 à 17,5% en un an, on ne peut se contenter de ce frémissement.

Il conviendra de voir à expliquer quelles sont les situations à risque risquant de provoquer une infection  à VHC et comment inciter davantage de ces personnes susceptibles d’être porteuses du virus de se faire dépister puis de se faire soigner par une bithérapie déjà très efficace puis par les nouveaux traitements qui ne manqueront pas d’apparaître sur le marché.

 

D’uns façon générale, les maladies somatiques liées à la prise de drogues seront passées en revue, en particulier, les infections par le VIH. ainsi que les problèmes psychiatriques contemporains, préalables ou postérieurs aux diverses addictions.

 

 

 

La SETHS attend votre participation active

Ceci constitue le

PREMIER APPEL à COMMUNICATIONS

 

 

Ces communications peuvent s’intégrer dans la présentation qui vient d’être faite de

THS7 ARLES 2007

Elles peuvent aussi être programmées dans des sessions de communications libres.

 

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